Mai 07 2014

2 jours de crusine gourmande avec Irène Grosjean = 2 jours de bonheur!

Non, ce n’est pas une faute de frappe, vous avez bien lu CRUsine et non CUIsine!
Faire de l’alimentation vivante (et donc crue) un art culinaire, comme on a pu le faire avec l’alimentation cuite, toute une aventure dans laquelle je me retrouve et je me trouve, guidée par ma quête de guérison et par les bons résultats que je commence à avoir en introduisant de plus en plus d’aliments crus dans mes repas.

 

Irène Grosjean est une femme de 84 ans, à la vitalité extraordinaire (pour elle, c’est juste « normal » avec une alimentation adaptée à nos besoins réels), naturopathe depuis plusieurs décennies, formée initialement par le fondateur de la naturopathie contemporaine en France, Mr Marchesseau. Ce petit bout de femme tout sourire du matin jusqu’au soir, derrière son plan de travail de sa spacieuse et lumineuse cuisine, nous explique les bases et les principes de la naturopathie, revus et assaisonnés de la façon la plus pramatique et simple qui soit, en bonne mère de famille qui a élevé ses 4 enfants en plus de ses multiples activités (consultation, formation, recherche …). Sa crusine est à son image, généreuse, abondante, bonne, belle et colorée, et toujours simple à réaliser.

J’ai beau ne pas être toujours en accord avec son approche, influencée que je suis par les vidéos de Thierry Casanovas, il n’en reste pas moins que pendant deux jours, j’ai juste envie de la suivre, de manger sans me censurer tous les plats et boissons qu’elle nous a concocté avec ses deux assistants, même si elle a la main leste sur les noix de cajou et autres oléagineux et que je me demande comment je vais bien pouvoir les digérer … Manger en me faisant plaisir, en apprenant à écouter mes envies profondes qui correspondent à des besoins physiologiques, sans me farcir d’idées à propos des combinaisons et des quantités à respecter, du moment que c’est naturel, cru, beau et que j’en ai envie. C’est le retour d’expérience ensuite qui dira si c’est bon pour moi.


Savez-vous que:

Plus on est « intoxiqué », plus on a envie de la nourriture qui nous intoxique?

A l’inverse, si, à un instant t, on est attiré par un légume ou un fruit cru, c’est que probablement notre corps en a besoin.

Avr 20 2014

Les vieilles habitudes qui reviennent au grand galop …

Aujourd’hui, dimanche, veille du lundi de Pâques, je m’apprête à passer la journée en famille. C’est la première fois depuis mon retour du Brésil. J’ai beau prétendre me sentir plus détendue dans mes relations avec mes parents depuis le Brésil, voilà que je me surprends à sur-réagir aux « petites phrases » de ma mère que j’ai au téléphone en matinée avant de la voir. Le ton monte, ça tire dans le ventre et dans la gorge. De l’énergie qui pourrait mieux me servir s’en va dans le conflit. Quand je réalise tout ce gâchis, même s’il a été enrayé rapidement, il est déjà trop tard, la mayonnaise prend si vite. Combien sommes-nous à nous prendre la tête pour des broutilles (dans le cas présent, une histoire de tupperware!) alors que tout peut s’arrêter demain et que nous avons tellement mieux à faire? Dans ce monde qui cherche désespérément de nouvelles formes d’énergie, si nous pouvions mesurer l’énergie humaine que nous dépensons en vain ou contre nous et les autres, et la convertir en énergie utile pour améliorer le bien-être de chacun, notre monde ne ressemblerait-il pas au paradis?
Oui facile à dire, le passage à l’acte est plus difficile…
{Quelques heures plus tard…} Il y avait tout le reste de la journée pour pouvoir convertir cette énergie de colère en énergie de paix, je ne peux pas vraiment dire que j’ai réussi cette conversion. Tous ces foies en présence au zénith du printemps qui ont mal et nous poussent à sur-réagir, il y avait toujours quelque part un foyer allumé qui ranimait les braises en alerte chez l’autre, et des esprits pris dans la tourmente qui n’arrivaient pas à prendre de la distance. Au moins, je ne peux pas m’illusionner, j’ai encore du travail pour dépasser mes vieilles habitudes qui reviennent au grand galop …

 

Avr 17 2014

Un après-midi au vert par un beau jour de printemps


Je suis allongée dans l’herbe, dans le bois de Vincennes, contre un jeune chêne, mi à l’ombre, mi au soleil.

Des voix d’enfants jouant sans relâche, des adultes bavardant, des pieds percutant des ballons tissent un fond sonore animé et joyeux, mais la nature est tellement prégnante que son silence recouvre cette toile sonore comme de la ouate, et fait jaillir les pépiements aigus des oiseaux et les doux frémissements des feuilles dans les arbres.
C’est une belle journée, et ici, en pleine nature, sa tonalité est résolument gaie et insouciante.
Allongée, j’ai une vision du bois à ras les pâquerettes, c’est le cas de le dire! Car là où je suis, le sol est garni d’herbe bien verte, et pissenlits et pâquerettes surgissent ça et là.
Face à moi, un autre jeune chêne bien planté inspire la rectitude, derrière lui se dessine la silhouette d’envergure magistrale d’un frère ainé. Cela m’impressionne toujours quand j’y prête attention…
Ça et là, abeilles, bourdons et autres insectes gazouillent. Soudain, deux papillons blancs rentrent dans mon champ de vision et m’offrent une danse gracieuse à deux, rejoints ensuite par un troisième papillon blanc. Tels des symboles de l’instant présent, et voilà qu’ils s’en vont déjà ravir d’autres regards… Quelle poésie, quel ravissement pour les yeux que ce spectacle fugitif qui est venu à moi. Et si l’abondance était partout dans chaque instant présent qui se vit consciemment?

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Avr 16 2014

L’abondance commence au petit déjeuner

Il n’est pas toujours facile de suivre le régime légumes-fruits cru que j’ai choisi d’adopter pour favoriser la guérison. Tant d’habitudes prises à défaire, tant de facilités auxquelles il faut renoncer, tant de goûts dont je dois me passer!

Mais à l’inverse, tant de nouvelles choses à découvrir pour mes papilles en alerte et gourmandes!
Et puis, il n’y a rien de plus facile que d’adopter ce régime au petit déjeuner, tant les propositions sont alléchantes et succulentes!

Pour vous donner une petite idée, voici la recette d’un délicieux smoothie composé de ce que j’ai mangé ce matin, au soleil, sur mon balcon:

– une base de lait végétal fait à partir de lait de coco en poudre passé d’abord au blender seul avec un peu d’eau chaude
– un jus d’orange pressé à l’extracteur avec quelques brins de menthe fraîche (l’extracteur n’est pas indispensable, on peut passer l’orange directement au blender)
– une petite banane bien mûre
– une pomme
– 2 amandes qui ont trempé toute la nuit et dont j’ai enlevé la peau
le tout passé au blender, saupoudrer ensuite un peu de graines de lin en poudre

Un régal très doux et très cocooning, légèrement chaud et bien velouté, le bonheur!

Je dois avouer que quand je déguste mon smoothie, je ne regrette pas les bols de céréales, ni même les bols de chocolat avec les tartines grillées et les croissants. Ce qui ne veut pas dire que ça ne me tente pas quand j’en vois dans les magasins ou dans les cafés… J’espère que ça aussi, ça passera avec le temps et la formation de nouvelles habitudes et de nouveaux goûts!

Avr 15 2014

L’abondance est aussi dans le panier à provision

Aujourd’hui mardi, jour de marché. Coup de pied au derrière pour sortir faire des courses. Manger bio, s’alimenter aux jus de légumes, peut représenter un véritable budget, surtout pour les citadins. C’est une réalité, mais une autre réalité est possible. Cela fait des mois que je fais mes courses chez un petit maraîcher qui vend des produits de qualité, pour la plupart cultivés bio, mais non certifiés. Petit à petit des liens se sont noués entre nous. Il faut dire que cet homme aime viscéralement les êtres humains, et il l’exprime à travers sa grande générosité et sa facilité à nouer le contact et la conversation. Depuis quelques temps, il sait que je suis en arrêt maladie et que je me soigne en partie grâce à ses légumes. Du coup, chaque fois que je quitte son étalage, je repars avec un sac chargé toujours plus de légumes en bonne santé, et mon porte-monnaie en est à peine affecté. C’est sa façon de m’aider à guérir. C’est y pas beau tout ça?! Encore un ange sur ma route qui prend soin de moi avec ce qu’il a et ce qu’il sait faire de mieux.

Aujourd’hui, il me fait cadeau, en plus de tous les cadeaux qu’il me fait déjà, d’un pot de miel. Le miel est déjà en soi un trésor inestimable, une denrée rare que l’on prend aux abeilles, un superaliment que la nature généreuse veut bien encore nous accorder (mais pour combien de temps si nous oublions sa préciosité?). Celui-là est encore plus spécial à mes yeux, car il est produit à Vincennes même. « Plus bio que bio », me dit-il, sa qualité est exceptionnelle, son goût a du caractère.

Je rentre à la maison, les sacs à provision regorgeant de nourriture vivante, de quoi prendre soin de moi pendant toute une semaine au moins. Une nourriture locale, de qualité, vivante, faite et distribuée avec amour par un amour de maraîcher, et vendue pour une somme plus que raisonnable. Que puis-je souhaiter de mieux que cela et qui est là, juste à quelques pas de chez moi? C’est cela ma réalité de citadine. N’est-ce pas là ce qu’on appelle l’abondance?


Merci à toi Sébastien

Avr 13 2014

Un coiffeur au grand coeur

 

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Mes jambes sont flageolantes. Chaque fois que je dois prendre le métro, j’appréhende les marches des escaliers à monter et je demande à trouver une place assise. Ces derniers mois, j’ai réduit les trajets au strict minimum (entendre, consultations de médecins, thérapeutes …). Cela fait des mois que je veux aller chez mon coiffeur qui m’accompagne d’une manière magnifique sur le chemin de la guérison. Chaque coupe est une oeuvre sensible qui épouse parfaitement les besoins du moment et qui évolue d’une façon véritablement vivante au fil du temps. Lionel est plus qu’un artiste et un thérapeute, c’est une âme sensible au grand coeur. Depuis mon retour du Brésil, mes cheveux rebiquent dans mon cou et donnent des signes de fatigue. Ma coupe n’est plus en adéquation avec ce que je suis à ce jour et comment je vibre. Pas étonnant, il y a un avant et un après « casa ». J’ai laissé au Brésil beaucoup de choses qui ne me sont plus utiles, les cheveux demandent, telles les feuilles en automne, à s’alléger pareillement.
Lionel fait partie de ces êtres qui m’entourent de leur attention avec beaucoup d’amour et de délicatesse depuis l’annonce de la maladie. Si mes jambes ne me portent plus jusque son cabinet, en revanche, le contact est maintenu par les mails et les gestes d’amitié. J’ai à peine le temps d’exprimer mon envie d’une coupe que Lionel devance l’appel, lève tous les obstacles en me proposant de venir me couper les cheveux à la maison et en m’assurant que c’est pour son plus grand plaisir, me mettant ainsi, aussi à l’aise qu’il est possible.
Grâce à son grand coeur et à son immense talent, je découvre ma nouvelle tête avec étonnement et ravissement. D’automne, voilà que je passe à l’énergie du printemps. Mes cheveux, mon visage, ma silhouette si fluette, aiment cette nouvelle sensation, ce re-nouveau qui semble annoncer joyeusement une proche guérison.
Je reconnais là aussi la complicité de l’Univers, l’énergie d’abondance qui se manifeste chaque fois que l’on s’autorise à vivre le meilleur et à rentrer en relation authentique avec un être.

Merci à toi Lionel

Avr 12 2014

Sur le chemin de la guérison

L'important dans l'instant présent n'est pas d'arriver quelque part, mais de voir et d'apprécier les beautés sur le chemin

L’important dans l’instant présent n’est pas d’arriver quelque part,

mais de voir et d’apprécier les beautés sur le chemin.

Bien-sûr que ce n’est pas toujours drôle d’être confronté à la maladie. La peur, les doutes, les souffrances et les limitations physiques et psychologiques sont là pour le rappeler quotidiennement. Mais dès lors que l’on attribue à l’expérience de la maladie, la vocation de conduire sur le chemin de la transformation pour un mieux Etre, dès lors que la maladie n’est plus considérée comme l’ennemi à tuer, une fatalité qu’on a « attrapé » par malchance, mais comme une amie chère qui nous veut du bien, qui veut nous donner les moyens de se mettre en route vers le bonheur et vers la Vie, alors, dès lors en fait qu’on devient acteur responsable de sa guérison, le chemin devient vite beaucoup plus séduisant qu’il n’y parait au premier abord. C’est ce versant de l’aventure dont j’ai envie de témoigner dans ce blog et de partager avec vous. Comme pour beaucoup d’autres, l’expérience de la maladie, et surtout, de la guérison (inhérente à la maladie, comme sa face cachée à découvrir) peut être une grande source de Joie et de découvertes savoureuses. Parce que l’on n’a rien à perdre, on se jette à l’eau avec moins de frilosité pour des choses qui en valent la peine et on découvre (ou valide) que l’Univers n’attend que cela pour nous aider à réaliser nos rêves et que l’Abondance est partout et illimitée. J’ai envie aussi ici de témoigner de la grande beauté des êtres qui jalonnent ce chemin. Moi qui pensais au départ ne devoir ma guérison qu’à moi-même (sic!), j’ai appris une chose essentielle ces derniers mois, la guérison est une co-création.
 

Merci à vous très chers anges aux ailes invisibles…

Avr 11 2014

Guérison, mon amour

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… Tu es bien là, telle une fleur au soleil qui se dévoile, jour après jour, et j’assiste, émerveillée, à ton doux déploiement. Tu te laisses regarder, et parce que tu es belle à mes yeux, porteuse d’expériences riches, d’espoir et de promesses, j’ai envie de prêter mon regard et ma plume pour évoquer ta beauté, partager les fruits de ta maturité et ma gratitude envers toi, la Vie, et tous les êtres qui ont nourri la terre qui te voit naître et grandir, pas à pas.

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