Mai 08 2016

« Manger ses liquides et boire ses aliments solides »

Je découvre cette approche nutritionnelle dont la citation serait attribuée à Gandhi. Il semblerait qu’Hippocrate est aussi passé par là (à vérifier toutefois). J’expérimente depuis quatre semaine « manger ses liquides » sous la forme d’un jeûne liquide qui semble toucher à sa fin (l’apparition de la faim est l’un des signes que je me suis fixée pour arrêter). Moi qui accorde tant d’importance à la nourriture, je suis étonnée d’avoir suivi avec tant de facilité cette approche sans craquer, ni même être obsédée à l’idée de croquer dans quelque douceur. Si la faim est de nouveau là depuis quelques jours, c’est, semble-il, pour m’avertir que le corps est arrivé à ses limites (ses réserves) et qu’il aimerait bien être nourri davantage, mais il m’a laissé une paix royale pendant les trois premières semaines, se contentant gracieusement des jus de (très peu de) fruits et (essentiellement de) légumes que je lui donnais. Résultat des courses, si je suis un peu affaiblie cette quatrième semaine et surtout très amaigrie, j’ai aussi pu constater certaines améliorations: une lymphe moins congestionnée, un kyste disparu, une acidité dans les jambes disparue, des sueurs nocturnes disparues, des douleurs au ventre (que j’attribue aux cellules cancéreuses) disparues, la confiance que la guérison est en route, une volonté plus affermie, un calme retrouvé et l’envie de revenir à une alimentation vivante, mais cette fois, plus apaisée et moins compulsive. J’ai pris la précaution d’effectuer des analyses de sang avant et après les trois premières semaines de jeûne, histoire d’avoir quelques données scientifiques et tangibles (pour communiquer par exemple avec mon entourage médical qui ne jure que par ces paramètres) mais je ne peux pas en parler car je ne les ai pas encore regardé… J’ai décidé de me faire confiance, d’écouter mon pilote intérieur et de ne pas me laisser parasiter par des données souvent anxiogènes, qui sont plus lentes à décrire une réalité déjà subtile, en marche sur le plan de l’incarnation, et  que l’être peut percevoir s’il est à l’écoute.

Manger ses liquides, concrètement, signifie mastiquer ses liquides (et donc les garder en bouche un certain temps, c’est le plus difficile), comme s’ils étaient des aliments solides. Idéalement, les mastiquer jusqu’à ce que toutes les saveurs qu’ils regorgent soient captées par les organes sensoriels (qui s’en nourrissent), jusqu’à ce que le liquide ingéré n’ait quasiment plus que le goût de l’eau pure. Dans la pratique, compter une trentaine de mastication par gorgée minimum, voire une cinquantaine, et ce sera déjà excellent!

Boire ses aliments solides, concrètement signifie mastiquer ses solides jusqu’à ce qu’ils prennent la texture liquide. Au passage, les organes sensoriels auront également capté et extrait toutes les saveurs enfermées dans les aliments, et qui se laissent dévoiler à force de persévérance, grâce à une mastication soutenue. Dans la pratique, compter une cinquantaine de mastications par bouchée.

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Fév 16 2016

Qu’est-ce que guérir? (2/N)

Avec le temps, j’observe que ma vision de la guérison évolue. D’une part, je n’aurais pas cru, au tout début de l’annonce de la maladie, que je serais encore là à démêler les noeuds de cette pelote emmêlée 30 mois après. D’autre part, je prends conscience, au fur et à mesure, de toutes les imbrications et interactions de différents aspects et que la guérison est un vaste chantier. J’ai toujours su que j’allais devoir retrousser mes manches, que guérir c’est avant tout de prendre sa vie en main, de prendre sa part de responsabilité et de laisser le reste à la volonté de la vie et de la mort, en toute confiance et lâcher prise. Mais entre le prétendre et le vivre, c’est une toute autre histoire!

Puisque je ne suis pas en mesure aujourd’hui de délimiter les contours de la guérison, je peux peut-être commencer par explorer ce que je crois que « ce n’est pas » ou que « ça n’est pas seulement »?

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Jan 20 2016

Qu’est-ce que guérir? (1/N)

ArbreQuel est le sens d’écrire un tel article? Certainement pas de répondre à cette question d’une manière formelle. Cela fait plus de deux ans et demi que je réfléchis à ce sujet et que je n’aboutis qu’à la conclusion que je n’ai pas fait le tour de la question! J’ai la vague intuition que si un jour je trouve une réponse à cette question qui est aboutie pour moi, ce sera aussi le jour où je pourrais dire « je suis guérie ». Il est intéressant de constater que je visualise la guérison comme un champ vaste et illimité, tel un arbre qui s’étendrait indéfiniment vers le ciel. Est-à dire que je ne peux pas, aujourd’hui, concevoir que je peux un jour envisager de guérir complètement? …. Je crois en tout cas que la guérison dépend de l’alignement entre la représentation que l’on peut en avoir dans la tête et l’actualité physique, et qu’il est aussi important de se préoccuper de ce que l’on ressent et pense à son sujet que de sa santé physique.

Au travers de cette série d’articles (dont le nombre N est donc à ce jour indéterminé), je vais donc tenter d’explorer quelques branches de cet arbre dont l’ossature semble toujours en devenir, aussi bien pour m’aider moi-même à cerner mes propres limitations et à ajuster ma pensée sur l’idée que je me fais de la guérison, que pour inviter le lecteur à cerner ses propres représentations sur ce sujet.

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Déc 11 2015

Identifier et guérir le terroriste qui œuvre en moi

Dans l’instant, je n’ai que deux façons d’aborder et de vivre l’actualité douloureuse du moment (*) :
De façon exclusive : le terroriste est uniquement à l’extérieur de moi,  je le rejette avec violence ainsi que toutes les personnes que j’assimile comme faisant partie de la même « espèce », et je développe des sentiments de haine, de colère, de peur et de sectarisme, effets de bord tout aussi anxiogènes et destructeurs sur moi-même que l’actualité elle-même, si ce n’est plus, puisqu’ils agissent directement sur mes cellules, sur l’information que JE leur transmets (sentiment de colère, impuissance, haine, peur, stress, etc).
Ou bien de façon inclusive : je m’applique à reconnaître l’instance terroriste qui est à l’intérieur de moi et je développe ma compréhension, je pardonne et je me pardonne (prière d’Hoponopono par ex) afin de développer un sentiment de paix, d’amour et de pardon, seul véritable antidote à l’esprit ambiant, à l’intérieur, comme à l’extérieur de moi.
S’agissant de l’actualité, je précise que je ne veux pas dire ici que des mesures ne doivent pas être prises ou que tout est acceptable, la douleur des victimes, de leur entourage et le choc traumatique que beaucoup d’entre nous vivons,  sont bien réels et mes pensées les plus solidaires vont vers les familles en peine!
En fait, mon intention n’est pas ici de rentrer dans un quelconque débat autre que celui qui me renvoie à moi-même et à l’optique de ma guérison, en allant toujours plus loin dans l’exploration de mes zones « mortifères ».
Tant que l’instance terroriste en moi n’est pas reconnue (parce que je n’en prends pas conscience ou parce que je la nie), mon paysage interne ne peut pas changer (mêmes causes, mêmes effets). Le pouvoir de cette instance ne peut pas être « désactivé» et continue d’agir en moi et de créer en souterrain, des zones de turbulence aux effets internes comme externes. Cette instance est comme le virus tapi dans mon sang qui empêche ma guérison sur le plan physique, elle reste active à mes dépens et aux dépens de mon entourage, et plus encore …
Cette actualité sanglante me renvoie à ma propre actualité, et à mes propres zones d’ombre.
Comment identifier et guérir l’instance terroriste qui œuvre en moi.

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Oct 21 2015

La pierre du coeur d’Uruguay

J’ai découvert cet automne la pierre du cœur d’Uruguay que j’ai vu à deux reprises. C’est une agate en forme de cœur (quand ses deux parties sont réunies) qui fait près de 8 kilos et que des milliers de gens ont déjà vu. J’imaginais une pierre imposante, mais quand on la tient entre ses mains, c’est comme un grand cœur qui bat, mais comme un tout petit être fragile qui se laisserait toucher et qui se donnerait en silence, avec ses incrustations mystérieuses de cristaux de quartz qui parlent à chacun dans sa propre langue et selon sa propre sensibilité.
En faisant la vaisselle ce soir, j’ai compris, ou du moins, j’ai mis des mots sur ce qui faisait qu’elle me touchait de plus en plus à chaque visite. J’ai vu tant de gens lui confier leurs espoirs, leurs prières, leurs secrets, et elle de recevoir, inlassablement, en silence, toutes ces attentes, tous ces messages, telle Amma qui prend dans ses bras des millions d’âmes en demande ou curieuses d’expérimenter cette « étrange » fraternité de cœur.
La pierre du cœur donne sans compter, grâce à son « chauffeur » et humble complice, Michel, qui l’amène partout où elle est invitée. Elle donne sans compter, et parfois, des miracles surviennent: guérisons, prises de conscience, transformations, apaisements temporaires ou permanents, ou tout simplement, sentiment de fraternité le temps de la visite ou une bonne nuit de sommeil juste après…. Et parce qu’elle donne sans compter, elle reçoit aussi sans compter (ça, c’est ce que j’ai envie de croire et ce que je viens de comprendre en faisant la vaisselle!). Et c’est pourquoi chaque fois, ce cœur minéral semble avoir tant à donner et dégage quelque chose de vivant et d’intensité variable, comme un cœur véritablement organique et humain.

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Oct 20 2015

Coup de gueule … et petit rappel en retour

doutes3Guérison, « mon amour », c’est vite dit! Et puis j’avoue, j’aimerais pouvoir te tromper, te dire que notre histoire est finie, que je suis passée à autre chose. J’aimerai t’oublier un peu, j’aimerais que tu ne fasses plus partie de mes préoccupations quotidiennes, que je puisse ouvrir mes bras à un amour plus tangible, plus humain, mais non!, non seulement tu prends toute la place, mais on dirait en plus que c’est toi qui me trompes, que tu me tournes le dos, que tu ignores mes appels, que mes plaintes t’agacent… Bref, je ne sais plus quelle relation entretenir avec toi ni comment y parvenir… Alors, aujourd’hui, je m’autorise à m’exprimer à « mots hauts » (grâce à Christophe, merci à toi :o), pour te dire que tout cela doit changer. Quelque chose doit muter certes, et je dois y mettre du mien, mais ce n’est pas mes cellules qui doivent muter. Mes cellules doivent juste se reproduire à l’identique, et ça tu le sais n’est-ce pas? Il faut que tu le saches, que tu le saches de l’intérieur. Il faut que tu le saches et il faut que je le vive à l’intérieur comme à l’extérieur. Peut-on partir sur cette base de dialogue et d’entente? Es-tu d’accord? Allo? T’es où d’abord?

Comment? La cellule n’a un intérêt à se reproduire à l’identique que si je suis dans le moment présent?! Oui OK, je le sais depuis peu, pas la peine de la ramener avec ton épigénétique. Oui OK, je ne suis pas souvent dans le moment présent. Oui OK, ça c’est mon job et personne ne peut le faire à ma place…

OK, OK, OK, t’as raison, comme d’hab!

Oui OK, merci pour ce rappel!

Et puis tu sais, je t’aime bien quand même…

Sep 14 2015

Fenêtre sur ciel

Depuis quelques mois, j’ai passé beaucoup de temps alitée, la douleur dans le ventre envahi par des visiteurs indésirables et sans gène, les poumons essoufflés par une pleuré-sie et des jambes flageolantes et amaigries qui me portent difficilement. Je croyais être sorti de ma prison (je fais référence à l’article suivant), et voilà que l’illusion tombe cruellement: je suis plus que jamais avec la sensation d’être enfermée entre quatre murs, avec le découragement en plus et un peu de naïveté en moins … Dans cet immobilisme forcé, je ne peux pas échapper à mes pensées incessantes. Si je m’agite, avec le peu de force qu’il me reste, l’effet boomerang se fait ressentir très vite. Cela ne m’empêche pas de le faire encore, le mental est coriace et les habitudes tenaces. Le corps se mettrait-il en grève pour délivrer un message? Et le patron en moi sera-t-il suffisamment intelligent pour en prendre la mesure et entrer en phase de dialogue avec un sincère désir de trouver une solution satisfaisante pour chacune des parties? Et cette instance en moi qui précisément à cet instant même est en train de juger tout ce petit monde en se prenant pour l’arbitre, peut-elle faire silence un instant? Le temps de laisser tout cela de côté, d’arrêter d’accorder de l’importance à toutes ces choses là, la douleur, la maladie, les questionnements sur le futur, le moi, moi, moi, et encore moi… le temps de goûter à cet immobilisme, fermer les yeux et goûter à la permission de ne rien faire, absolument rien, sans culpabilité, sans jugement, sans commentaire… le temps que cela veut bien durer, sans regarder l’heure, sans répondre au téléphone, sans réagir à l’envie de grignoter une petite douceur…

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Sep 13 2015

Une histoire d’amour qui finit ou bien qui reprend?

Comme dans toute histoire d’amour, il y a des hauts et des bas, des périodes où l’on a envie de partager avec le monde entier son « euphorie amoureuse » et d’autres où l’on a envie de prendre refuge dans le silence. Cela fait plus d’un an que j’ai délaissé ce blog, prise par les expériences que je traversais, prise par les mouvements de vie que cela a débloqué ou bien qui ont coïncidé avec cette période-là. Et des mouvements, il y en a eu! Ce n’est pas le moment d’évoquer tout cela plus en détails, sinon je vais me décourager avant même de commencer à renouer avec l’écriture! Je voudrais juste souligner que ces mouvements ont produit beaucoup de changements, que ce qui était une vérité pour moi hier ne l’est plus aujourd’hui. Et moi qui croyais avoir trouvé les clés de ma guérison, avoir ouvert les portes en grand vers ma pleine santé, moi qui voulais partager avec qui voulait bien l’entendre et le recevoir cette bonne nouvelle, pour que d’autres, comme moi en recherche, y trouvent un regain d’espoir et d’optimisme, ainsi que de « vraies » solutions, et bien me voilà bien embarrassée. Car après le beau temps, il y a eu la pluie, et même le déluge, après un regain de vitalité, il y a eu la rechute, après le tout cru, il y a eu le tout cuit… Bref, comme dans beaucoup d’histoires d’amour où l’on tombe amoureuse d’une certaine (image de la) personne, on croit se réveiller un matin allongée à côté d’une autre personne. En fait, la personne à nos côtés n’a pas (tant) changé (que ça), ce sont notre regard, nos perceptions, nos croyances qui ont évolués, et du même coup notre relation à l’autre, à l’aimé… A-t-il suffit d’un doute, d’une négligence, d’un écart alimentaire, d’un évènement, d’une rencontre, pour que la « mauvaise herbe » repousse de nouveau sous mes pieds, je me suis beaucoup prise la tête avec ce genre de questionnements mais je sais aujourd’hui que, d’une part, je ne saurais sans doute jamais exactement et avec certitude ce qui s’est passé, et que d’autre part, je suis toujours sur la route dans un véhicule qui roule toujours, même s’il s’est un peu cabossé en chemin, et qu’il s’agit de continuer à regarder la route de là où je suis, et non de passer mon temps à regarder en vain dans le rétroviseur à chercher des réponses, loin derrière, dans un passé révolu… La conduite est un art qui s’apprend et s’approfondit en conduisant, pas en théorisant…

Toujours est-il qu’il est certain que si aujourd’hui j’ai envie de reprendre la plume, c’est que j’ai retrouvé l’élan amoureux de ma guérison, l’envie de sillonner cette route et d’en partager quelques beaux paysages rencontrés sur le chemin, non pas comme des vérités, mais comme des expériences choisies, parce qu’elles me touchent et que j’aspire à les partager.
Alors cette histoire d’amour est-elle finie ou bien reprend-t-elle? En cet instant, tout ce que je peux (souhaiter) en dire, c’est qu’il semble que je suis en train de renouer avec elle une relation … affectueuse et ouverte au dialogue amoureux. Pour la suite, affaire à suivre…

Juin 06 2014

Le cru et le jus seraient-ils à la mode … chinoise?

Hier, je sortais bienheureuse d’une séance de massage énergétique exceptionnelle et m’arrêtais dans un magasin chinois pour acheter des feuilles de nori. Il s’est produit alors une chose curieuse: la jeune caissière d’origine chinoise s’est mise à interpeller une cliente qui venait d’entrer dans la boutique pour lui demander la différence entre une centrifugeuse et un extracteur de jus! J’ai halluciné, ce sujet ne me quitte pas (déjà pendant la séance de massage, nous avons largement abordé ce sujet qui joue un rôle si important dans ma guérison et dans mon rétablissement si fulgurant).

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Juin 06 2014

Le bonheur est dans le pré

Hier après-midi, après ce magnifique massage que j’ai reçu (merci à toi, Frédéric, mon grand frère adoré!), je profite de cette journée baignée de lumière pour aller me poser au bois de Vincennes avant de faire quelques courses de … fruits et légumes bien-sûr!

Je m’installe dans mon coin favori qui n’est pas encore squatté par les clôtures qui commencent à être posées ici et là, annonçant les proches vacances d’été et les camps de vacances pour enfants (qui occupent, à mon grand regret, une bonne partie de ce petit coin de paradis). Allongée dans les herbes hautes, je suis non loin d’un jeune homme qui chante en anglais, accompagné de sa guitare. Son répertoire a l’air inépuisable (il va chanter tout le temps que je suis là, peut-être deux heures, sans s’arrêter). De Stevie Wonder à Cat Power, en passant par tout un éventail d’artistes que je ne connais pas (je suis larguée en musique depuis des années), mais aux tonalités familières, douces, agréables à l’oreille, ni agitées, ni dépressives, d’une gaité tranquille et tout simplement contagieuse.

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Juin 04 2014

Merci, merci, merci !

Hier soir, assise dans le transat sur le balcon, mes pensées vagabondent. Je suis épuisée, j’ai passé plus de deux heures à faire le grand ménage dans mon appartement, avec l’Aide de Myrtha qui vient, pour la première fois, m’apporter son soutien et son énergie, grâce aux financements de « la Ligue contre le Cancer » (pour dix heures d’aide à domicile). Myrtha a mis tout son cœur et toute son énergie à laver mes carreaux, passer l’aspirateur, etc… Son intention est clairement de me soulager le plus possible des tâches qui peuvent m’épuiser. Pourtant, j’imagine, elle est payée au lance pierre et ne me connait pas. Chez elle, le ménage laisse à désirer, après 7 heures d’aide à domicile et 2 heures de trajet par jour pour aller au travail, elle n’a plus vraiment l’énergie ni l’envie de s’occuper de sa propre maison… Des bouffées de tendresse jaillissent de mon cœur pour cette personne si généreuse et si humble! Puis d’autres visages continuent de défiler sur mon écran géant, des êtres présents dans ma vie ces derniers temps et je ressens de la chaleur dans mon cœur, une joie profonde toute imprégnée de paix et d’harmonie avec ce qui est, et une gratitude qui monte en douceur comme l’eau mijotant sur le feu…

Que c’est bon de ressentir toute cette gratitude! Que désirer de plus dans la vie!?! Alors l’envie m’a prise en retour, d’envoyer à ces personnes et à d’autres, toute ma gratitude et des bénédictions (et oui, pour certains, ce terme peut, peut-être, paraître bizarre, voire suspect, cette vidéo « L’art de bénir et vivre autrement – Pierre Pradervand » a changé mon regard et m’a ouvert de nouveaux horizons quand je l’ai visionnée…). Et plus ce processus opérait en moi et plus, comme l’onde de l’eau, d’autres pensées de gratitude à l’égard d’autres visages jaillissaient en moi, faisant remonter de ma mémoire d’heureux « petits » souvenirs qui leur étaient associés.Mon cœur se gonfle de tant de gratitude et de joie qu’il m’est presque difficile d’accueillir ces sentiments si abondants, tellement j’ai peur que cela déborde! Mais en réalité, rien ne déborde, c’est juste l’habitude du manque, un réflexe de fermeture, une vieille et obsolète croyance que l’espace est toujours limité. Mais la fatigue a eu raison de ma vigilance. Sans défense, n’attendant rien sur mon transat, j’accueille finalement cette pure joie et je la laisse me submerger. Je connais alors un état délicieux: baigner dans la mer de Gratitude et y goûter…
Cet état de recevoir m’enlève alors tous les mots, sauf un seul qui résonne dans l’infini:

merci, MERCI, MERCI

Juin 04 2014

Je suis comblée!

Ce matin,  envie de m’asseoir pour méditer, envie de remercier l’Univers pour tout ce qui m’est donné. Je me sens bien, l’esprit paisible, comblée par ma vie, telle qu’elle est! Une joie débordante m’envahit, presque difficile à accueillir tellement c’est intense. Je réalise que j’ai tout ce dont j’ai besoin, oui, l’Univers m’apporte tout ce dont j’ai besoin! Il m’est donné de faire l’expérience de la guérison, étape par étape, d’observer les transformations dans mon corps, jour après jour, de vivre les difficultés, les obstacles, les résistan

ces, les doutes, les apparents reculs, mais aussi les avancées, les progrès, les prises de conscience, des révélations, des inspirations, des grands bonheurs… Il m’est permis de vivre l’expérience d’un retournement, de porter dorénavant en moi cet espoir que tout est possible, que la guérison est le chemin de l’homme, inéluctable, peu importe le temps que cela met, que l’humanité porte en elle tous ses problèmes, mais aussi, toutes ses solutions pour guérir de ses souffrances.

En cet instant, il n’y a pas un seul nuage dans « mon » ciel, je suis comblée!

Mai 18 2014

Ne me libérez pas, je m’en charge! *

* Titre emprunté à Michel Vaujour et au documentaire du même nom, réalisé par Fabienne Godet, à voir et à revoir absolument!

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Deux semaines déjà se sont écoulées, depuis que j’ai « séché » la dernière séance de chimiothérapie, et surtout, depuis que j’ai décidé de m’en passer définitivement. Même si je vois déjà pleins de bonnes raisons d’être passée par l’étape de la chimiothérapie dans mon parcours de guérison, souvent me vient la question du sens de tout cela. Pourquoi avoir d’abord refusé la chimio, fait mon parcours « buissonnier », puis suivi trois séances de chimiothérapie (choix validé par les entités de la casa de John of God) pour finalement y renoncer? Est-ce bien le « bon » choix pour moi? J’entends déjà une petite voix me souffler à l’oreille qu’il n’y a pas de bon ni de mauvais choix, mais malgré tout, je ne peux m’empêcher de me poser ces questions …

Aujourd’hui (demain mon regard sera peut-être différent), il me semble que cela prend tout son sens. D’abord, j’ai lâché prise sur le fait de ne « jamais toucher » à la chimio. Au fond de moi, je « savais » que je n’y échapperais pas, et curieusement, telle que je m’étais « programmée », cette croyance entravait ma guérison tant que je n’y « passais » pas.
En second lieu, j’avais jusque là cette croyance paradoxale que je « devais » guérir à tout prix en « échappant » à la chimiothérapie (tout en croyant dans le même temps que je n’échapperais pas à la chimio, sic!). Cette double injonction paradoxale à « guérir vite et bio » et « moins vite et avec une chimio », constamment ballotée par des analyses de sang et un état de santé toujours en baisse, me mettait une pression pas possible et générait en moi beaucoup de fatigue nerveuse, en elle-même, véritable obstacle àma guérison. Par la force des choses, ayant finalement acceptée la chimio et commencée le traitement, cette croyance s’est relâchée pour tomber d’elle-même comme un fruit bien mûr tombe de l’arbre. J’ai alors enfin pu m’autoriser à me reposer nerveusement et aussi physiquement. J’ai mieux accepté l’idée que la guérison pouvait prendre du temps et que je ne contrôlais ni son déroulement, ni la forme qu’elle prenait, j’ai enfin pu me détendre et cesser de chercher à résoudre un casse-tête qui ne trouvait pas de solution, et de ce fait, donner le signal (et les rênes) à mon corps pour se mettre en mode d’auto-guérison! Ca a peut-être l’air de rien, mais ce repos de l’esprit est vraiment essentiel pour guérir. Dans ce contexte pacifié, je me suis « contentée » de faire la part que personne ne pouvait faire à ma place, autrement dit, de faire ma part, d’une façon apaisée: prendre soin de moi en mangeant de mieux en mieux (selon mes croyances) et me reposer.

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Mai 18 2014

Que d’amour dans les fruits!

DSCN0352Ce matin, comme tous les matins ensoleillés, je prends mon petit déjeuner au soleil sur le balcon. Au programme, smoothie orange-banane-graines de chanvre-menthe fraiche. C’est un délicieux smoothie tonique et astringent avec l’orange, stimulateur naturel du corps au réveil, et de tous les liquides corporels.
Au sol, une cuvette remplie de légumes et de fruits qui prennent également le soleil, histoire de potentialiser leurs trésors nutritionnels, de les charger en lumière solaire et de les aider à murir davantage encore (surtout les bananes).
Je déguste mon smoothie, toute baignée de la chaleur solaire, douce à cette heure-ci (9h30). Tous mes sens éveillés par l’intensité de la vie qui se manifeste tout autour de moi, je suis à l’écoute des sensations dans mon corps et je sens tous les apports des fruits glisser à l’intérieur de mon tube digestif. La sensation, c’est comme une main invisible qui passerait tendrement un baume sur la paroi intérieure de mon oesophage pour réparer les traces laissées par les remontées gastriques, nombreuses ces derniers mois. La sensation que ce baume viendrait aussi envelopper les ganglions encore un peu enflammés pour les aider à désenfler, à se ressourcer, à se pacifier. Tant de sensations à la fois tendres, douces mais aussi, avec la fermeté de l’astringence, comme un père et une mère… Il me vient cette pensée « que les fruits sont pleins d’amour! », de tendresse, comme un parent pour son enfant. Sans un bruit, en silence, ils s’activent, réparent mon corps, m’apportent tout ce dont j’ai besoin pour poursuivre ma guérison et trouver la pleine santé.
Je ressens de la gratitude et de l’amour pour ces fruits qui sont en train de me guérir en me donnant tout leur potentiel vital, et peut-être plus encore! Et dire qu’ils sont à la portée de tout un chacun pour réaliser sa propre guérison! Je m’interroge alors. Sont-ils vraiment à la portée de tous, j’entends en occident? Ils sont si chers de nos jours! Mais il me vient la pensée que oui, ils sont à la portée de tous ceux qui les appellent de leurs voeux, de tous ceux qui en ont besoin, les demandent et sont près à les accueillir dans leur vie et à entreprendre un travail de nettoyage profond. Du moins, c’est ce que j’ai envie de croire… En ce qui me concerne, seule à devoir me nourrir, je ne me limite pas côté budget (une centaine d’euros par semaine environ pour donner une idée à ceux qui voudraient se lancer et se donner une marge confortable!), mais je suis sûre que si j’avais un obstacle financier et si je demandais de l’aide de ce côté là, la vie ferait en sorte de me faciliter les choses. N’ai-je d’ailleurs pas déjà reçu à un gros coup de pouce côté achat de légumes, grâce à mon ange complice Sébastien, maraîcher de profession? Bénéficiant de prix défiant toute concurrence pour des paniers copieux de légumes grâce à lui, je peux me permettre de ne pas être regardante sur les fruits qui sont si importants pour la régénération de mon être.
Oui, ce matin, quelle grâce de ressentir tout cet amour contenu dans ces fruits, véritables messagers et nectar de l’Amour Universel!

Mai 07 2014

2 jours de crusine gourmande avec Irène Grosjean = 2 jours de bonheur!

Non, ce n’est pas une faute de frappe, vous avez bien lu CRUsine et non CUIsine!
Faire de l’alimentation vivante (et donc crue) un art culinaire, comme on a pu le faire avec l’alimentation cuite, toute une aventure dans laquelle je me retrouve et je me trouve, guidée par ma quête de guérison et par les bons résultats que je commence à avoir en introduisant de plus en plus d’aliments crus dans mes repas.

 

Irène Grosjean est une femme de 84 ans, à la vitalité extraordinaire (pour elle, c’est juste « normal » avec une alimentation adaptée à nos besoins réels), naturopathe depuis plusieurs décennies, formée initialement par le fondateur de la naturopathie contemporaine en France, Mr Marchesseau. Ce petit bout de femme tout sourire du matin jusqu’au soir, derrière son plan de travail de sa spacieuse et lumineuse cuisine, nous explique les bases et les principes de la naturopathie, revus et assaisonnés de la façon la plus pramatique et simple qui soit, en bonne mère de famille qui a élevé ses 4 enfants en plus de ses multiples activités (consultation, formation, recherche …). Sa crusine est à son image, généreuse, abondante, bonne, belle et colorée, et toujours simple à réaliser.

J’ai beau ne pas être toujours en accord avec son approche, influencée que je suis par les vidéos de Thierry Casanovas, il n’en reste pas moins que pendant deux jours, j’ai juste envie de la suivre, de manger sans me censurer tous les plats et boissons qu’elle nous a concocté avec ses deux assistants, même si elle a la main leste sur les noix de cajou et autres oléagineux et que je me demande comment je vais bien pouvoir les digérer … Manger en me faisant plaisir, en apprenant à écouter mes envies profondes qui correspondent à des besoins physiologiques, sans me farcir d’idées à propos des combinaisons et des quantités à respecter, du moment que c’est naturel, cru, beau et que j’en ai envie. C’est le retour d’expérience ensuite qui dira si c’est bon pour moi.


Savez-vous que:

Plus on est « intoxiqué », plus on a envie de la nourriture qui nous intoxique?

A l’inverse, si, à un instant t, on est attiré par un légume ou un fruit cru, c’est que probablement notre corps en a besoin.

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