Juin 04 2014

Merci, merci, merci !

Hier soir, assise dans le transat sur le balcon, mes pensées vagabondent. Je suis épuisée, j’ai passé plus de deux heures à faire le grand ménage dans mon appartement, avec l’Aide de Myrtha qui vient, pour la première fois, m’apporter son soutien et son énergie, grâce aux financements de « la Ligue contre le Cancer » (pour dix heures d’aide à domicile). Myrtha a mis tout son cœur et toute son énergie à laver mes carreaux, passer l’aspirateur, etc… Son intention est clairement de me soulager le plus possible des tâches qui peuvent m’épuiser. Pourtant, j’imagine, elle est payée au lance pierre et ne me connait pas. Chez elle, le ménage laisse à désirer, après 7 heures d’aide à domicile et 2 heures de trajet par jour pour aller au travail, elle n’a plus vraiment l’énergie ni l’envie de s’occuper de sa propre maison… Des bouffées de tendresse jaillissent de mon cœur pour cette personne si généreuse et si humble! Puis d’autres visages continuent de défiler sur mon écran géant, des êtres présents dans ma vie ces derniers temps et je ressens de la chaleur dans mon cœur, une joie profonde toute imprégnée de paix et d’harmonie avec ce qui est, et une gratitude qui monte en douceur comme l’eau mijotant sur le feu…

Que c’est bon de ressentir toute cette gratitude! Que désirer de plus dans la vie!?! Alors l’envie m’a prise en retour, d’envoyer à ces personnes et à d’autres, toute ma gratitude et des bénédictions (et oui, pour certains, ce terme peut, peut-être, paraître bizarre, voire suspect, cette vidéo « L’art de bénir et vivre autrement – Pierre Pradervand » a changé mon regard et m’a ouvert de nouveaux horizons quand je l’ai visionnée…). Et plus ce processus opérait en moi et plus, comme l’onde de l’eau, d’autres pensées de gratitude à l’égard d’autres visages jaillissaient en moi, faisant remonter de ma mémoire d’heureux « petits » souvenirs qui leur étaient associés.Mon cœur se gonfle de tant de gratitude et de joie qu’il m’est presque difficile d’accueillir ces sentiments si abondants, tellement j’ai peur que cela déborde! Mais en réalité, rien ne déborde, c’est juste l’habitude du manque, un réflexe de fermeture, une vieille et obsolète croyance que l’espace est toujours limité. Mais la fatigue a eu raison de ma vigilance. Sans défense, n’attendant rien sur mon transat, j’accueille finalement cette pure joie et je la laisse me submerger. Je connais alors un état délicieux: baigner dans la mer de Gratitude et y goûter…
Cet état de recevoir m’enlève alors tous les mots, sauf un seul qui résonne dans l’infini:

merci, MERCI, MERCI

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