Juin 06 2014

Le bonheur est dans le pré

Hier après-midi, après ce magnifique massage que j’ai reçu (merci à toi, Frédéric, mon grand frère adoré!), je profite de cette journée baignée de lumière pour aller me poser au bois de Vincennes avant de faire quelques courses de … fruits et légumes bien-sûr!

Je m’installe dans mon coin favori qui n’est pas encore squatté par les clôtures qui commencent à être posées ici et là, annonçant les proches vacances d’été et les camps de vacances pour enfants (qui occupent, à mon grand regret, une bonne partie de ce petit coin de paradis). Allongée dans les herbes hautes, je suis non loin d’un jeune homme qui chante en anglais, accompagné de sa guitare. Son répertoire a l’air inépuisable (il va chanter tout le temps que je suis là, peut-être deux heures, sans s’arrêter). De Stevie Wonder à Cat Power, en passant par tout un éventail d’artistes que je ne connais pas (je suis larguée en musique depuis des années), mais aux tonalités familières, douces, agréables à l’oreille, ni agitées, ni dépressives, d’une gaité tranquille et tout simplement contagieuse.

En arrière plan, les oiseaux chantent. J’aime cette mélodie naturelle qui fait ressortir le silence majestueux de la nature,  mais aujourd’hui, ça me plait d’écouter ces ballades à la guitare, chantées par cette voix chaleureuse et humaine, ça cultive mon humeur déjà joyeuse et me garde reliée au monde des êtres humains…C’est dans ce

parfait décor sonore que je réalise que les herbes qui m’entourent sont celles qui ressemblent à des brins de blé. J’adore les cueillir en ce moment, pour en faire de beaux bouquets. Munie de ma paire de ciseau qui m’accompagnent à chaque « expédition » dans la nature (pour cueillir les orties ou bien faire de beaux bouquets de fleurs sauvages), je me livre à cette activité si plaisante pour mon âme d’enfant qui est absolument comblée et ravie! Il n’y a rien d’autre alors, que ce présent (qui est effectivement un présent dans tous les sens du terme!), les pieds nus dans la terre, à choisir soigneusement chaque brin d’herbes, captant la vitalité nouvelle qui s’exprime ainsi dans mon être, le soleil qui réchauffe ma peau et nourrit mon intérieur et en fredonnant ces airs familiers qui complètent mon bonheur!
Quelle chance j’ai! Avoir tout ce temps pour me permettre de vivre de tels moments de grâce, si simples et si authentiques ! Merci, merci, merci….

 

De retour à Vincennes la City, munie de mes jolis bouquets (l’un d’herbes « blé », l’autre de petites fleurs sauvages), un vendeur me dit que ça fait bien longtemps qu’il n’a pas passé un moment à se poser dans la nature, l’air rêveur, une légère pointe de regret s’échappe de sa voix. 
Pourquoi le bonheur revêt une forme si simple et si facile quand il se vit, et qu’il semble à la fois si inaccessible quand on l’observe de loin? …
Ré-apprendre la simplicité dans ce monde complexe serait-il une des clés du bonheur?

 

Calligraphie réalisée par Thich Nhat Hanh

 

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