Jan 31 2016

La thermothérapie

Je ne parlerais pas, dans cet article, de la thermothérapie exercée en hôpital, clinique ou institut spécialisé, pour la simple et bonne raison que je ne connais pas cette technique. Je sais que cela existe, mais comment faire partie des « privilégiés » qui ont la possibilité de l’expérimenter, je n’en sais rien, cela semble très confidentiel. Mon oncologue ne semble pas pouvoir me prescrire ce genre de soin, pas plus que la plasmaphérèse d’ailleurs (que j’aborderais dans un autre article quand j’aurais réuni suffisamment d’informations), et à moins de trouver une clinique très privée ou d’aller en Allemagne ou en Suisse, où les thérapies alternatives (en complément des techniques traditionnelles comme la chimiothérapie, la radiesthésie et les interventions chirurgicales) semblent bien mieux prises en considération.

Mais qu’à cela ne tienne, comme dit le dicton : « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! »

Il ne reste donc plus qu’à trouver par ses propres moyens comment réaliser une thermothérapie… Et la bonne nouvelle, c’est que des moyens, il en existe !

Mais avant de voir tout cela, voyons d’abord ce qu’est une thermothérapie et à quoi cela peut bien servir-il en cas de cancer.

Comme son nom l’indique, la thermothérapie est une technique de soin qui traite par le biais de la chaleur. Certains sans doute connaissent déjà la cryothérapie, qui s’exerce souvent dans les cabinets de kinésithérapeute, et qui soignent certaines pathologies par le froid. Et bien là, c’est juste l’inverse : la thermothérapie, comme son nom l’indique, traite par le chaud.

A quoi ça sert ? Tout d’abord, chacun connait l’usage du sauna pour ses vertus de détoxination. Utiliser la peau comme vecteur de sortie des toxines permet d’augmenter considérablement les possibilités d’élimination des toxines, ce qui particulièrement appréciables quand les émonctoires principaux (colon, reins, poumons et, indirectement foie) sont « paresseux » (parce qu’affaiblis et engorgés) et que les toxines sont trop nombreuses à éliminer (ce qui est le cas en cas de cancer).

La chaleur va donc permettre d’une part d’éliminer les toxines par la sudation.

Mais ce qui est encore plus intéressant dans le cas d’un cancer, c’est qu’il semblerait que les cellules cancéreuses n’apprécient guère la chaleur, au-delà de 42°C. Les cellules saines n’aiment pas non plus quand il fait trop chaud, mais elles ont une tolérance plus élevée. Elles peuvent en effet tolérer parfaitement bien des températures s’élevant jusqu’à 47°C. La suite est facile à déduire : si vous passez un certain temps dans un environnement dont la température est, par exemple, à 46°C, vous allez affaiblir, voire éliminer des cellules cancéreuses, sans porter atteintes à vos cellules saines.

Etant donnés que l’on fait des saunas à des températures encore plus élevées, je suppose que l’on peut, sur un laps de temps assez court à déterminer (par l’expérience), moyennant certaines précautions (y aller progressivement, bien s’hydrater, se reposer ensuite, etc …) monter à des températures supérieures à 42°C. Je me contente de vous donner la théorie, à chacun ensuite de prendre ses responsabilités et de voir s’il veut en faire l’expérience. Je vous recommande aussi d’en parler avec votre médecin pour voir si dans votre situation, il n’y a pas de contre-indication.

Comment faire ? Bien-sûr, il y a le sauna, mais d’une part, ça ne court pas les rues, d’autre part, si vous êtes amenés à en faire souvent, ça coûte cher, et enfin, vous n’avez pas forcément l’énergie pour aller dans de tels lieux, et encore moins dans revenir (le sauna, ça fatigue).

Si vous avez beaucoup d’argent et de l’espace, vous pouvez acheter un sauna et l’installer chez vous. Mais il n’en reste pas moins que le sauna, c’est bien souvent bien plus chaud que 47°C, il faut le préparer (et l’entretenir), c’est une chaleur humide et il ne faut pas avoir de problèmes respiratoires ni être claustrophobe. Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas l’endroit idéal, même à la maison (en tout cas pour l’effet que l’on recherche ici).

Il existe une solution encore un peu coûteuse à l’investissement, et certainement aussi un peu gourmande en électricité, mais elle présente bien des avantages :

Vous pouvez trouver sur le net des couvertures chauffantes à infra-rouge que vous pouvez acheter et installer chez vous par terre. Elles ont l’aspect d’un gros sac de couchage dans lequel on s’enfile, en ayant au préalable choisi la température désirée (à augmenter de quelques degrés pour tenir compte de la déperdition de chaleur quand la couverture est mal isolée ou quand il fait froid dans la pièce. Cela s’ajuste au fil des expériences). Non seulement vous restez tranquillement chez vous, mais en plus vous avez la tête hors de la couverture (pour les claustrophobes), la chaleur (électrique) est sèche, et vous êtes allongé, au repos. C’est simple et pratique. Vous pouvez répéter plusieurs fois dans la semaine l’opération (sans toutefois en faire trop ; à ajuster au fur et à mesure et bien boire ensuite, et prendre une douche, en terminant par de l’eau froide, au moins sur les jambes pour les plus frileux) et choisir, grâce au minuteur, le temps que vous souhaitez. En général, vous pouvez également régler la température de différentes parties du corps. Par exemple, pour les personnes qui ont des varices aux jambes, vous pouvez carrément désactiver la partie qui chauffe les jambes. Et ça marche, vous transpirez (presque) comme dans un sauna !

Je ne peux pas vous garantir l’effet sur les cellules cancéreuses. Je possède l’une de ces couvertures mais comment mesurer à coup sûr les effets spécifiques de cet appareil ? Une seule chose est sûre, c’est que cela ne suffit pas à guérir un cancer. Là encore, à chacun de voir, de peser le pour et le contre, de prendre ou pas le risque (financier entre autre) de s’engager dans cette voie, et bien-sûr, je le répète, d’en parler avec son médecin pour s’assurer que dans son cas, il n’y a pas de contre-indication.

Pour la couverture chauffante 3 zones, la mienne n’étant plus en vente, je vous propose un lien afin que vous puissiez vous faire une idée du genre de produit dont je vous ai parlé, mais sachez que je ne suis pas en mesure de vous dire si celui-là (que je n’ai pas testé) est fiable ou pas, et que son prix n’est pas le plus attractif. En effet, les prix (et sûrement la qualité) pour un tel produit sont variables (de 150 à 2000€). D’autre part, les températures mini et maxi ne sont pas indiquées, il faut vérifier ce point avec le fournisseur.

Pour plus d’informations sur le sujet, cliquez ici.

Nous verrons dans le prochain article de cette rubrique, quelques « trucs » pour réaliser une « thermothérapie » plus localisées et plus artisanale, à moindre frais.

En attendant, n’hésitez pas à faire part de vos retours d’expériences et si vous avez d’autres idées sur le sujet, à les partager dans les commentaires. Annonceurs de publicité s’abstenir, merci.

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