Déc 11 2015

Identifier et guérir le terroriste qui œuvre en moi

Dans l’instant, je n’ai que deux façons d’aborder et de vivre l’actualité douloureuse du moment (*) :
De façon exclusive : le terroriste est uniquement à l’extérieur de moi,  je le rejette avec violence ainsi que toutes les personnes que j’assimile comme faisant partie de la même « espèce », et je développe des sentiments de haine, de colère, de peur et de sectarisme, effets de bord tout aussi anxiogènes et destructeurs sur moi-même que l’actualité elle-même, si ce n’est plus, puisqu’ils agissent directement sur mes cellules, sur l’information que JE leur transmets (sentiment de colère, impuissance, haine, peur, stress, etc).
Ou bien de façon inclusive : je m’applique à reconnaître l’instance terroriste qui est à l’intérieur de moi et je développe ma compréhension, je pardonne et je me pardonne (prière d’Hoponopono par ex) afin de développer un sentiment de paix, d’amour et de pardon, seul véritable antidote à l’esprit ambiant, à l’intérieur, comme à l’extérieur de moi.
S’agissant de l’actualité, je précise que je ne veux pas dire ici que des mesures ne doivent pas être prises ou que tout est acceptable, la douleur des victimes, de leur entourage et le choc traumatique que beaucoup d’entre nous vivons,  sont bien réels et mes pensées les plus solidaires vont vers les familles en peine!
En fait, mon intention n’est pas ici de rentrer dans un quelconque débat autre que celui qui me renvoie à moi-même et à l’optique de ma guérison, en allant toujours plus loin dans l’exploration de mes zones « mortifères ».
Tant que l’instance terroriste en moi n’est pas reconnue (parce que je n’en prends pas conscience ou parce que je la nie), mon paysage interne ne peut pas changer (mêmes causes, mêmes effets). Le pouvoir de cette instance ne peut pas être « désactivé» et continue d’agir en moi et de créer en souterrain, des zones de turbulence aux effets internes comme externes. Cette instance est comme le virus tapi dans mon sang qui empêche ma guérison sur le plan physique, elle reste active à mes dépens et aux dépens de mon entourage, et plus encore …
Cette actualité sanglante me renvoie à ma propre actualité, et à mes propres zones d’ombre.
Comment identifier et guérir l’instance terroriste qui œuvre en moi.

Identifier :
Chaque fois que :
  • Je me juge (autrement dit, je me « condamne » )
  • Je juge une personne (autrement dit, je la « condamne » )
  • Je me sens jugée (véritable racine de blessures affectives actives en moi qui laissent des traces plus ou moins profondes et agissantes)
  • Je perçois le jugement ou l’auto-jugement chez la personne en face de moi et cela me met mal à l’aise (je suis alors peut-être en train de la juger aussi… et oui !)
Que ces jugements soient à mes yeux « insignifiants » ou « énormes » (en passant par tout le panel  entre ces deux extrêmes), cela n’a pas d’importance dans cet exercice, car il s’agit dans tous les cas de la même « instance terroriste » en moi qui « condamne », petitement ou grandement, et c’est cette instance que je souhaite identifier ici.
Guérir :
Pourquoi l’instance terroriste  œuvre en moi ? Pourquoi le virus pathogène se développe-il en moi ? Pourquoi mon système immunitaire n’a pu, jusqu’à présent, y faire face ?
Pas besoin d’être fin et grand psychologue pour comprendre que c’est le symptôme universel du manque d’amour pour soi, dans les grandes lignes en tout cas (et au fond, c’est bien suffisant je crois pour rendre possible le sentiment d’inclusion, car si je trouve le dénominateur commun et universel entre mes manques et ceux des autres, même s’il agit à différents degrés selon l’histoire propre à chacun, je trouve la trame de fond qui nous relie tous et qui rend le jugement obsolète pour tous et pour chacun, y compris pour moi-même).
Je crois que nous sommes tous des graines d’amour, habillés de vêtements de plus ou moins mauvaise qualité (mais souvent attractifs) appelés mental-ego. Ainsi vêtus, je crois en « mes personnages », animée de l’oubli de qui je suis vraiment…
Je crois que tant que nous ne serons pas nus (c’est une image, je ne fais pas l’apologie du naturisme ! :o) comme des vers (luisants) pour réfléchir cette lumière universelle de l’amour, nous ressemblons (de manière archétypale, j’entends) souvent plus à des bourreaux, victimes, martyrs,  …. etc  (selon l’épaisseur des couches  qui nous recouvrent) qu’à des êtres animés d’amour (inconditionnel) pour soi et (donc) pour autrui.
Pour moi, la guérison n’est pas (que) physique, elle investit tous les plans de mon Etre. La Guérison, c’est donc aussi enlever tous ces oripeaux pour retrouver mon authenticité et ma légèreté d’Etre, et pour cela il faut d’abord  que je les vois avec empathie, sans m’identifier à eux, mais sans les renier non plus, ni les rejeter à l’extérieur de moi….
Plus facile à dire qu’à faire, mais qui a dit que la guérison était une activité facile et oisive?! …
Cela n’en vaut-il pas la chandelle ? Et que puis-je faire d’autre ? Comment mieux faire ma part dans ce monde et essayer de développer l’amour en moi plutôt que l’état de guerre ?

 

(*) Attentats qui ont eu lieu le vendredi 13 novembre 2015 en soirée à Paris et à Saint-Denis, et qui ont fait 130 morts et us de 350 blessés.

dessinarmella

 

Depuis ce jour, mon amie et talentueuse artiste Armella a posté sur son magnifique blog « Conscience quantique » un dessin qui illustre parfaitement ce que j’ai essayé d’exprimer dans cet article.

 

 

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