Alimentation au service de la santé

Mon cheminement vers la guérison m’a conduit à changer graduellement mon alimentation en profondeur (suppression du sucre industriel, du sel, des laitages, et en particulier du fromage, de la viande, du gluten, puis de toutes les céréales, avec ou sans gluten, du poisson), puis plus radicalement encore en supprimant (à 80%) les aliments cuits de mon alimentation et en adoptant un régime cru de fruits, légumes (et noix et graines, tout en réduisant l’usage des huiles, même première pression à froid!). Puis j’ai découvert que j’avais une prolifération bactérienne intestinale (SIBO en anglais). J’ai dû alors effectuer un virage à 180°, renonçant au tout cru pour du tout cuit (sic)! Aujourd’hui, je compose, entre le cuit et le cru, je tricote avec toutes les expériences que j’ai faites (et que je continue à faire) pour aller vers un régime plus souple, tout en tenant compte des nombreuses contraintes que m’imposent mon corps. Je vais donc prendre le temps et le recul nécessaires pour partager mon expérience , car il me semble clair que si l’alimentation est un sujet crucial pour la santé, il n’y a pas de vérité absolue sur ce qui est bon ou mauvais pour la santé de chacun, cela dépend de tant de paramètres que nous ignorons souvent et qui, en plus, changent et nous invitent à réactualiser nos comportements alimentaires dans le temps …

Aujourd’hui, je cherche à m’alimenter d’une manière « saine » et simple, je cherche avant tout à me simplifier la vie (je me suis tellement pris la tête avec l’alimentation) tout en mangeant avec plaisir (malgré certaines restrictions qui restent à l’ordre du jour) et sans me stresser  ni culpabiliser ni tomber dans la paranoïa à l’idée de me faire du mal ou de mal digérer, car le stress, la culpabilité, la paranoïa ne sont pas comestibles, pas plus que certains produits alimentaires … Me détendre dans mon rapport à l’alimentation, même si les problèmes de santé exacerbent mes peurs alimentaires et introduisent des contraintes alimentaires, en apprenant à prendre de la distance face à toute information venant de l’extérieur, en faisant davantage confiance à tous les signes venant de l’intérieur et à la capacité de mon corps à me guider avec douceur, et éventuellement, en enquêtant d’une manière légère, ludique et passionnante sur la nature de mes désordres alimentaires.

C’est cette orientation que je souhaite aussi mettre en avant dans cette rubrique.

En attendant d’avoir le recul nécessaire pour écrire mes propres articles sur la question, je vous partage dans cette page quelques matières alimentaires à réflexion intéressantes sur la question, et, je l’espère, hautement digestes pour le plus grand nombre :o).

Dans cette page comme dans l’ensemble du site d’ailleurs, il ne s’agit en rien d’une incitation à un régime ou un traitement particuliers, et les informations de ce site ne sauraient se substituer à un diagnostic, traitement ou suivi médical. 


Les maladies causées par le sucre par Daniel Miron

Interviewé par Anne Causeur dans le cadre des conférences ADN Nouveau Paradigme

« Daniel Miron est diplômé en Naturopathie depuis 1993 et membre de l’association professionnelle internationale des thérapeutes en médecines naturelles (APITMN).

Pendant 18 ans, il a développé une expertise en médecine psychosomatique.

Suite à ses propres problèmes de santé (surpoids, douleurs musculaires et arthritiques aux genoux, hanches et mains), il s’intéressa en profondeur à l’alimentation et c’est ainsi qu’il se guérit de son addiction au sucre et de tous ses problèmes de santé.

L’application combinée de la médecine psychosomatique et de l’alimentation cétogène faible en glucides donne des résultats spectaculaires.

C’est ainsi qu’il poursuit son évolution en éduquant les personnes à acquérir les connaissances qui leur permettent de retrouver la santé et de la maintenir à long terme »


La nourriture en toute liberté – Un regard proposé par Alyna Rouelle

Interviewée par Mary Lys sur la chaîne de TV internet « Le Grand Changement »

Quelle pression de croire que l’on doit manger comme ci ou comme cela! Surtout quand aux croyances les plus courantes, s’ajoute celle que notre vie en dépend! Croyance bien tentante et qui m’aliène encore aujourd’hui… Alyna Rouelle a expérimenté l’alimentation pranique et bien que cela me fascine, ce n’est pas pour cela qu’elle trouve sa place dans cette page, mais pour son retour d’expérience, le recul qu’elle en a, sur le rapport à la nourriture au sens large, ce qu’elle peut nous partager à partir de son cheminement et des nombreux témoignages qu’elle reçoit. J’aime sa clarté, sa compréhension et sa proposition d’aller vers une façon de se nourrir dans laquelle, petit à petit, nous retrouvons notre liberté et notre souveraineté, dans le respect et l’écoute de soi, sans dogme et sans culpabilité, en douceur et en conscience.

Pour info, un livre du même auteur qui devrait s’intituler « La nutrition de la liberté » doit sortir prochainement (fin 2017?) …

En attendant, un peu de lecture sur son blog à ce sujet qui fera beaucoup de bien à celles et ceux qui, comme moi, bataillent avec la nourriture et culpabilisent, tout en ne trouvant pas la façon de se nourrir en se faisant du bien (corps et esprit). Vous comprendrez, s’il en est besoin, que vous n’êtes pas seul(e)s dans cette situation et que ce chemin d’une nourriture en liberté, d’une nourriture qui nourrit et qui apaise dans le respect de soi est un véritable chemin spirituel et que chaque pas qui, à vos yeux, ressemble à un échec, est une tentative vers l’amour de soi, et que si vous trébuchez, il ne faut pas vous découragez car toutes les difficultés que vous rencontrez sur le chemin et qui prennent en apparence la forme d’un carré de chocolat (par exemple) sont à la hauteur du chemin vers soi que vous tentez de réaliser et que cela est bien « normal » si vous n’y arrivez pas du premier coup!


Alimentation consciente : Clés pratiques, par Reine-Claire Lussier

Manger est une chose, mais se nourrir en conscience est une autre. Ce n’est pas une subtilité pour l’esprit, car le corps aussi fait bien la différence, le sentiment de satiété, la digestion notamment feront une différence bien concrète! Reine-Claire Lussier est un être spirituel qui a fait l’expérience de la nourriture pranique et qui, par la suite, a choisi de remanger, en gardant l’essence de ses expériences nourricières énergétiques et en conscience sur l’ensemble du processus (de la culture des aliments, la cueillette, la préparation à l’acte de se nourrir) comme outil de retour à soi.

« Bien que j’aie vécu le processus pranique et que j’aie réussi à transformer ma mécanique biologique en mécanique pranique (…), le cœur de mes enseignements reste plutôt la relation avec la nourriture que la suppression de l’alimentation matérielle. La nourriture est devenue pour moi un prétexte pour aider les gens à s’éveiller et un outil formidable pour les ramener à eux-mêmes. » Reine-Claire Lussier

Extrait d’une conférence improvisée du 14 août 1982:
« La façon dont nous mangeons a une incidence sur notre développement spirituel. La question n’est pas de savoir tout ce qu’il y a dans la nourriture mais plutôt de savoir comment manger avec amour et reconnaissance. C’est la chose la plus importante…. »
Interviewé par Mary Lys sur la chaîne de TV internet « Le Grand Changement »

L’alimentation est avant tout une source d’information et il s’agit avant tout de nourrir notre âme d’informations subtiles qui lui sont nécessaires et qui la mettent en paix. Jacques Antonin, paysan boulanger, chercheur et conférencier nous parle avec passion et générosité de cette nourriture qui nourrit l’âme, et en particulier des céréales (seigle, orge, blé, petit épeautre et avoine), sans que cela ne soit en contradiction avec tout ce que l’on découvre de nos jours sur les effets délétères des céréales actuelles (telles que cultivées et préparées, même d’origine bio). Boulanger chercheur, il nous parle du pain d’une façon singulière et je rêve de pouvoir un jour goûter à son pain fait avec une telle connaissance et conscience des choses! Il y a pain et pain, c’est une évidence, mais en l’écoutant, on réalise qu’on est loin d’en comprendre toutes les raisons! Même si les « bonnes » pratiques semblent inaccessibles pour le citadin qui n’a que son boulanger et son supermarché (bio ou pas) de quartier, et même pour le campagnard qui n’accède pas plus à des céréales de qualité, ceux qui souffrent d’intolérance au gluten trouveront au moins une façon apaisée de reconsidérer les céréales, en redécouvrant la noblesse de ces graines, tout en comprenant l’intérêt d’être vigilant aux pains et aux céréales que l’on mange, mais avec une compréhension plus grande du pourquoi et sans stigmatiser les céréales d’emblée.

Pour en savoir plus, aller sur le site de Jacques Antonin qui propose aussi es formations passionnantes.

Pour compléter, je vous invite aussi à vous intéresser aux graines germées (et donc cela concerne aussi les céréales). Notamment avec l’article suivant sur le sujet.

Je vous invite à lire sur son site un extrait de Diététique du vingt-et-unième siècle où le docteur Tal SCHALLER fait l’éloge de la graine de tournesol germée. Le docteur Tal SCHALLER est notamment l’un des pionniers de l’alimentation dite de ‘santé’.

à relever: la façon dont Nadia prépare ses graines de tournesol germées et les consomment (toujours dans l’article du Docteur Schaller).

Voir aussi les vidéos de Jacques Antonin sur le sujet des graines germées, et bien plus encore:

Jacques Antonin sur les algues de mer, le tournesol et le fénugrec germés… www.biovie.fr

Personnellement, ne mangeant plus de yaourts du commerce (ni au lait, ni au soja, et rarement les yaourts du marché aux autres substituts tels que riz, noix de coco, amandes, avoine, etc qui sont excessivement chers), j’ai beaucoup de gratitude pour ces petites graines qui font de délicieux yaourts crus si simples à préparer, si nourrissants et pour un prix si doux. Je ne sais si cela a à voir avec le fait que ces graines ont capté les rayons du soleil pendant toute leur croissance, mais en tout cas, elles font partie des petits rayons de soleil de mon quotidien et j’avoue que je suis un peu addict à ces petits pots de douceur.

Recette du yaourt aux graines de tournesol:

acheter des graines de tournesol décortiquées en magasin bio en vrac

la veille au soir, rincer puis faire tremper les graines de tournesol (4 généreuses cuillères à soupe, à adapter à vos besoins) dans de l’eau (si possible de bonne qualité)

le matin, enlever les pellicules de peau qui se seront décollées dans la nuit en les laissant flotter dans de l’eau.

bien rincer les graines (qui sont en tout début de germination) et les égoutter

mettre dans votre blender les graines de tournesol

ajouter ce que vous voulez pour sucrer à votre convenance votre yaourt (par exemple, quelques fruits frais ou séchés, ou encore de la poudre de caroube et/ou du cacao)

pour un côté encore plus doux et plus onctueux, ajouter un peu d’huile (de lin par exemple, pour les omega3)

pour un côté plus crunchy, ajouter des graines de chia (qui apporteront aussi des omega3)

L’apport en omégas 3 est intéressant car les graines de tournesol apportent essentiellement des omégas 6.

ajouter un peu d’eau selon la consistance que vous voulez donner à votre yaourt (au début, on y va par tâtonnements pour le dosage)

mixer le tout dans le blender quelques secondes, en fonction de la consistance que vous souhaitez obtenir

Votre yaourt est prêt! Vous pouvez soit le consommer tel que, soit le laisser fermenter quelques heures à température ambiante ou encore le conserver au réfrigérateur (jusqu’au lendemain au moins).

Personnellement, j’aime bien le laisser fermenter quelques heures pour qu’il soit encore plus digeste, quand je ne craque pas avant…

Interviewée par Mary Lys sur la chaîne de TV internet « Le Grand Changement »

Tout savoir sur les graines germées : Ou, quand, comment, pourquoi, pour qui, pour quoi ?…

Nelly Grosjean est très pragmatique et son expérience est juste évidente, outre le fait qu’elle a été élevé dans « le jus » (car fille du naturopathe Irène Grosjean) et qu’elle a elle-même fait son chemin professionnellement dans le domaine de l’alimentation vivante et de l’aromathérapie. Sa vitalité en est la manifestation vivante, comme sa mère d’ailleurs!


Pourquoi une alimentation vivante? 

Irène Grosjean est l’un des pionniers en naturopathie en France qui parle et qui pratique l’alimentation vivante depuis des décennies. A 87 ans, elle continue à faire passer le message avec humour et intelligence.

Il ne s’agit pas ici de vous inciter à modifier votre alimentation du tout au tout et de manière radicale ni de culpabiliser si vous en êtes loin, bien au contraire, car moi-même j’ai trop souffert d’une radicalisation alimentaire (crudivore) pour l’encourager à l’aveuglette, même si cela m’a aussi énormément aidé. Il faut prendre le temps nécessaire pour s’y préparer et y aller petit à petit, en douceur et en fonction de ses propres ressources. Il s’agit de glaner des informations de bon sens (dans le sens de la vie) qui vous parlent et que vous pouvez facilement mettre en pratique progressivement dans votre quotidien, tout en respectant votre rythme et celle de votre corps (car même si le cru est en théorie ce qui semble le mieux adapté à l’humain, le corps ne va pas forcément pouvoir faire face à une transition rapide si elle s’avère trop grande, notamment si la détoxination enclenchée n’est pas prise suffisamment en charge par un système éliminatoire paresseux).

Irène Grosjean ou la vie en abondance

Conférence Irène Grosjean, Bruxelles, 7 Avril 2017

« La nourriture est le point de départ de tous nos problèmes, psychologiques, émotionnels et physiques »

Olivier Soulier est médecin, acupuncteur et homéopathe

« Chaque aliment porte en lui une valeur symbolique. Leurs goûts et leurs saveurs nous permettent de les repérer, mais c’est pour leur fonction dans notre équilibre que nous les choisissons et les mangeons.
Au-delà des éléments de diététique, nos désirs alimentaires expriment notre besoin, ils nous aident à maintenir notre équilibre.

Il ne s’agit plus de savoir s’il faut manger des fruits, de la viande ou des acides ou du gras, mais à quoi ils nous servent et ce que veut dire notre besoin.

Tout au long de la digestion, organe par organe, dès notre enfance, se constitue une partie de notre affectivité et de notre inconscient.

Tout notre corps est constitué de molécules que nous avons un jour désirées, mangées, digérées et intégrées. Nous sommes des êtres de désir construits par nos désirs.

Les problèmes de poids et de conduites alimentaires seront abordés dans une vision totalement nouvelle et originale qui permettra à beaucoup de trouver des clés à des situations qui leur paraissent souvent insolubles. »


Origine des réactions compulsives par rapport à la nourriture – Isabelle Padovani

Isabelle Padovani – www.communification.eu – Extrait de la Vibra-Conférence du 12 février 2016.

Compulsion alimentaire, ça vous parle? Non peut-être, mais si je vous dis :
Manger ou se remplir? Se nourrir ou compenser?
Ça vous parle peut-être déjà plus? Au fond, quelle différence sur le principe?
Si la nourriture peut participer à notre santé, elle peut aussi contribuer à nos désordres physiques, voire nos maladies.  Mais si on s’arrête à ce constat pour comprendre nos maux physiques, les atténuer et les résoudre, on risque de passer à côté de l’essentiel et de reproduire, tôt ou tard les mêmes travers. La compulsion alimentaire est un terme fort pour décrire un comportement alimentaire qui touche en fait beaucoup de personnes, d’une manière plus ou moins visible, plus ou moins caricaturale, plus ou moins douloureuse et souffrante. Comment en sortir? S’astreindre à des régimes, à un flicage sévère ou payer cette faiblesse du prix de la culpabilité? C’est focaliser sur le symptôme et c’est sans fin…
Isabelle Padovani propose une piste pour faire une percée au delà du symptôme vers la cause de ces réactions, de porter un regard plus tendre et plus compréhensif sur nos petits et grands débordements alimentaires et, de cette lecture pleine de discernement, de nous connaitre toujours mieux, au delà du voile des apparences. Et peut-être, une autre façon d’aborder sa relation à la nourriture, mais cette fois, pas sous la contrainte…